Le Syndrome de Stockholm

Le Syndrome de Stockholm


Qui m’aimera si toi tu mords ?


Je voudrais ne pas partir trop tard ;
À l'horizon de l’heure du soir.
Je voudrais ne pas partir trop tôt ;
À l'heure ou rêvent les artistes.
Je voudrais ne pas partir cynique ;
Pour ne pas voir ton regard triste.
Ne pas partir trop sceptique ;
Pour ne rien regretter des risques.
Je voudrais ne pas partir trop vite ;
Pour ne pas me sentir laisser ;
Un bout de moi à tes côtés ;
Qui ne serait trop me manquer.
Ni ne partir sans trop de haine ;
Pour que mes rages ne se déchaînent.
Je voudrais ne pas partir trop loin ;
Pour ne pas ciseler les liens ;
Qui faisaient que tes mots m’assènent,
Des coups de grâce au quotidien.
Je voudrais ne pas partir en larmes ;
Celle que tu connais si bien ;
Pour que se réveille ta fierté ;
Une envie de me ramener.
Je voudrais ne pas baisser les armes ;
Que j’égare toujours un peu plus ;
Quand tu déclenches les coups de drame.
Je voudrais ne pas partir trop lasse ;
Comme quand on a ce sentiment ;
D’être allée au bout du voyage ;
De n’en vouloir plus aucune trace.
Je voudrais ne pas partir encore ;
Pour te donner une bonne raison ;
De concilier nos désaccords.
Et même si ton regard mord ;
De comprendre une fois encore ;
Que …
Je voudrais ne pas partir du tout ;
Je m’habitue à ton décor ;
Aux traces que tu laisses sur mon corps ;
À la peur d’exister encore.
Qui m’aimera si toi tu mords ?


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